La fondation de l’Oratoire d’Angoulême

Vidéo de présentation du projet de fondation de l’Oratoire d’Angoulême dans le cadre de la campagne crowdfunding 🎬

Table ronde « Oratoires de Saint Philippe Néri : fonder des communautés de prêtres pour embraser les cœurs » le jeudi 13 mars 2025


La forme de vie sacerdotale inventée par Saint Philippe Néri au XVIe siècle est assez unique en son genre. Elle se définit comme une vie familiale sous le même toit, unissant les membres par le seul lien de la charité fraternelle proposée comme but et un moyen de sanctification.


Les membres ne sont pas unis, comme les religieux, par les trois vœux et l’observance d’une règle détaillée. Ils ne sont pas unis non plus par un créneau spécial d’apostolat comme l’éducation, l’enseignement ou la liturgie : ils peuvent être dans des paroisses différentes et avoir des ministères différents. Ils sont unis seulement par la volonté de vivre ensemble de façon stable, c’est-à-dire jusqu’à la mort. Cela veut dire que les personnes se choisissent et se donnent comme une priorité l’attention mutuelle, avec la note de joie propre à Saint Philippe. Dans l’apostolat, la seule « marque de fabrique » visible est la cordialité, et la préférence donnée au contact personnel pour aider les âmes à entrer dans l’amitié divine.

Concrètement, ils suivent les maximes qu’il a laissées, et organisent les temps de prière et de repas à partager chaque jour.

Chaque Oratoire de Saint Philippe Néri est indépendant, même si des liens d’amitié unissent les différentes maisons. Chaque communauté, même petite, est une structure assez forte : un Oratoire est érigé directement par le Saint Siège, avec le statut « de droit pontifical » : à sa tête le prévôt (élu pour trois ans) préside à l’organisation de la vie commune, et peut, après accord de la congrégation, appeler aux ordres. Par ailleurs son autorité n’est pas monarchique, il est plutôt « primus inter pares ».

C’est l’évêque local qui décide d’accepter un Oratoire pour son diocèse, puis, comme dans tous les cas, c’est lui qui confie les missions extérieures. En revanche c’est à la communauté d’accepter ou non que tel Père soit chargé de tel apostolat, en fonction des possibilités de vie commune et des charismes personnels. C’est elle aussi qui organise la formation de ceux qui se préparent au sacerdoce.

Pour qu’un Oratoire soit effectivement fondé, il faut au moins quatre membres dont trois prêtres (il peut y avoir des séminaristes et éventuellement des frères). La taille reste petite : Le bienheureux Cardinal Newman, qui a fondé l’Oratoire en Angleterre, avance le chiffre de douze comme un maximum, pour que l’on puisse se connaître « de visage à visage ». Il faut aussi que tous puissent avoir un ministère tout en habitant sous le même toit. Les Oratoires sont d’ailleurs généralement urbains.

Autour des prêtres, il y a un cercle de laïcs. Cela correspond historiquement au premier noyau : autour de saint Philippe, se réunissaient des jeunes et des personnes de toutes conditions pour méditer l’Écriture Sainte, et aussi visiter les malades, faire le fameux « pèlerinage aux sept églises », et prier avec un goût pour le chant et la belle liturgie. Le genre musical « oratorio » (récitatif sur des paroles bibliques) trouve d’ailleurs là son origine : dans la bande se trouvait d’ailleurs le fameux Palestrina. Ce groupe est couramment appelé “Oratorio” formant un cercle autour de l’Oratoire des prêtres assemblés en
vie commune pour l’animation de ce groupe.

L’Oratorio tend à répandre auprès de personnes laïques l’esprit même de Saint Philippe par la méditation de la Parole de Dieu éclairée de la tradition de l’Église. On trouve souvent plusieurs « oratorios » : pour les enfants, les jeunes, les adultes etc.

Au XVIIe siècle le Cardinal de Bérulle fonda une congrégation nouvelle, « l’Oratoire de France », qui s’inspire aussi, mais de plus loin, de Saint Philippe. Il s’agit d’une congrégation nationale, avec un supérieur général qui envoie les prêtres dans telle ou telle maison, ce qui n’est pas l’idée de l’Oratoire de Saint Philippe Néri où les personnes forment une maisonnée stable

Extrait de la présentation de l’Oratoire de Dijon

Un MODÈLE EN DÉVELOPPEMENT !

Une franchise qui a de l’avenir ! 😉

Depuis les années 80, l’Oratoire connaît un renouveau ! La refondation de l’Oratoire en France a commencé en 1995 à Nancy (Meurthe-et-Moselle).
Devenus trop nombreux, ils essaiment à Dijon (Côte-d’Or) en 2008.
En 2011, une maison est fondée à Hyères (Var).
En 2022, un nouvel Oratoire est érigé à Lorient (Morbihan).
À ce jour, 3 autres maisons sont en projet de fondation : Angoulême, Saintes et Lyon.

Dans le monde, on compte 90 Oratoires érigées, 14 communautés en formation et une dizaine en projet de fondation. Avec plus de 600 Oratoriens, l’Oratoire est présent dans la plupart des pays d’Europe, en Afrique du sud, aux États-Unis, en Amérique centrale et en Amérique du sud.
Les 90 Oratoires existants dans le monde sont réunis dans une confédération et sont régis par les mêmes constitutions mais, tel le modèle d’une « franchise », ils sont juridiquement autonomes et chacun est directement érigé par le Pape à la demande de l’évêque diocésain.

… et un modèle universel !

Nous pensons que cette forme de vie oratorienne peut être vécue partout. Le charisme de l’Oratoire n’est pas l’unique modèle, mais il a un caractère très contemporain :

  • le mode de vie familial de la Congrégation, dans un monde où les familles sont éclatées ;
  • le souci de la sanctification et de l’apostolat des laïcs : St Philippe ayant commencé son apostolat comme laïc, l’engagement des baptisés dans l’apostolat est fortement ancré à l’Oratoire ;
  • l’importance accordée à la Parole de Dieu : exercice spirituel fondateur de la lectio divina où chacun peut se laisser toucher par la Parole de Dieu et être amené à avoir un discours libre sur celle-ci ;
  • l’amour de la liberté : Saint Philippe était jaloux de sa propre liberté et de celle des autres.
  • l’amour de notre époque : Saint Philippe aimait à rencontrer ses contemporains en arpentant les rues de Rome. Loin de se lamenter devant les dérives morales de son époque, il invitait les siens à choisir le bien (pèlerinage aux 7 églises face au carnaval et ses dérives, créativité musicale autour de la Parole de Dieu, etc.).
  • la joie
  • vivre sous la motion de l’Esprit Saint
  • Décembre 2025 : signature du bail emphytéotique

  • Les étapes à venir (en fonction de l’arrivé des dons) :
    • signature du devis
    • lancement des travaux
    • installation de la communauté

De gauche à droite : Cyprien Berton, Père Florian Marchand, Mgr Hervé Gosselin, Père Jean-Vivien Paquier, Père Frédéric Vollaud

Père Frédéric Vollaud – modérateur de la communauté

Prêtre du diocèse d’Angoulême.

Vicaire épiscopal. Doyen du doyenné Grand Angoulême. Curé de la paroisse des Saints-Apôtres, recteur de la cathédrale. Aumônier de la délégation interdiocésaine Charentes du Secours catholique. Prêtre référent de l’école Saint-Paul.

Chef de chœur du camp musique de l’Oratoire.

Père Florian Marchand – économe et secrétaire

Prêtre du diocèse d’Angoulême.

Curé de la paroisse Saint-Amant-Gond-Champniers. Prêtre référent de l’ensemble scolaire Sainte-Marthe-Chavagnes.

Conseiller religieux du groupe scout d’Europe de la 1ère Angoulême.

Directeur du camp musique de l’Oratoire et du patronage Pippo Buono.

Père Jean-Vivien Paquier – maître des novices

Prêtre du diocèse de Bordeaux.

Animateur au camp musique de l’Oratoire et au patronage Pippo Buono.

Cyprien Berton – séminariste

Séminariste en 1er cycle et en 2ème année de discernement à l’Oratoire.

Animateur au camp musique de l’Oratoire et au patronage Pippo Buono.

UN PROJET IMMOBILIER

Un lieu idéal au cœur de la ville :

  • Susciter des vocations pour la mission à Angoulême.

L’avancée des travaux dépendra de l’arrivée des fonds.
Voici le phasage des travaux prévu :

  • Phase 1 : Réaménagement de l’ancienne cave en chapelle, du rez-de-chaussée, du 1er et 2e étage + frais de collecte
    Cette phase achevée permettra à la communauté de s’installer de manière définitive dans le quartier.
    Montant : 524 805 €
  • Phase 2 : aménagement liturgique de la chapelle (autel, ambon, siège de présidence, stalles)
    Montant : 20 000 €
  • Phase 3 : réaménagement du troisième étage (trois chambres supplémentaires, deux salles de bain)
    La capacité d’accueillir des vocations est une nécessité pour être appelant.
    Montant : 98 390 €
  • Phase 4 : nettoyage des façades et restauration des volets
    Montant : 63 282 €


Il est le représentant des congrégations devant le Saint-Siège. Il est chargé d’aider aux fondations d’oratoires nouveaux, et gère les maisons qui connaissent des difficultés.